#STOP

Campagne 20 ans : Ensemble, disons #STOP au risque suicidaire

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En 2020, STOP SUICIDE passe le cap de la vingtaine ! Pour honorer 20 ans d’engagement pour la prévention du suicide des jeunes, la campagne de l’association aborde les multiples enjeux reliés au risque suicidaire. En suivant le fil rouge du #STOP, une nouvelle thématique est abordée chaque mois à travers un court clip vidéo et une série de publications sur les réseaux sociaux et le site internet de l’association.

Retrouvez la campagne sur Facebook et Instagram !

MAI – Le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes en Suisse selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique. Il représente presque un tiers des décès chez les 15-29 ans. Près d’un jeune sur 10 rapporte avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de sa vie (enquêtes sur les jeunes du le canton de Neuchâtel, 2018) et les pensées suicidaires sans passage à l’acte sont encore plus fréquentes.

La prévention est efficace : depuis les années 80, le taux de suicide a été divisé par 3. Agissons ensemble car nous pouvons tous et toutes être acteur de la prévention !

Pour stopper le risque suicidaire, il est essentiel d’agir en amont et de s’attaquer aux différentes causes qui peuvent amener quelqu’un.e à vivre une crise suicidaire. Avec cette nouvelle campagne, STOP SUICIDE informe de manière globale et approfondie sur les facteurs de risque du suicide et apporte pour chacun d’eux des pistes de solutions pour agir auprès de son entourage.

JUIN – L’isolement n’est jamais un choix. Se mettre à l’écart ou être mis à l’écart a toujours une signification ou des conséquences qu’il ne faut pas sous-estimer. L’isolement ne doit pas être confondu avec la solitude ou la tristesse qui sont des sentiments que tout un chacun ressent parfois. Être mis à l’écart peut impacter le bien-être d’une personne et peut entraîner des conséquences sur la santé mentale.

En raison de la situation que nous traversons actuellement, nous avons décidé d’aborder cette thématique dès le début de la campagne pour apporter des informations et des conseils utiles pour rompre l’isolement pendant la période de semi-confinement.

JUILLET – Les groupes sociaux qui subissent des discriminations sont plus touchés par le suicide que les autres. Les études montrent que les minorités sexuelles et de genre ont un taux de suicide, de dépression et de troubles anxieux bien plus élevés. Cette souffrance trouve sa source dans les discriminations transphobes et homophobes encore bien trop présentes dans notre société. Parler des discriminations permet d’informer et sensibiliser le chacun et chacune afin de réduire l’intolérance envers ces groupes stigmatisés. Il est primordial de se questionner et pousser la réflexion sur nos propres représentations et nos idées reçues pour promouvoir l’acceptation de l’autre et ainsi combattre l’intolérance.

AOÛT – L’indifférence caractérise l’absence de réaction face à certains actes pourtant graves, comme des cas de harcèlement, qu’il soit de rue ou scolaire, de violence et de souffrance psychique. Face à de telles situations, beaucoup de personnes n’osent pas intervenir, par peur devenir soi-même une cible ou de devoir assumer des conséquences, mais aussi souvent par indifférence. Notre campagne a également pour mission de faire prendre conscience au grand public des effets néfastes de l’indifférence. Il est important que chacun.e se sente concerné.e et réagisse face à des situations où quelqu’un a besoin d’aide.

SEPTEMBRE – Les difficultés en santé mentale et le suicide sont toujours des sujets tabous dans notre société. Ce tabou établit un silence autour de la souffrance psychique. Les personnes qui ont des pensées suicidaires ressentent de la honte et cela les rend réticentes à se confier et à rechercher de l’aide. Combattre ces tabous est primordial pour sortir ces personnes de l’isolement et ainsi promouvoir le dialogue et renforcer la prévention du suicide.

OCTOBRE – En Suisse, environ trois enfants par classe sont exposé.e.s au harcèlement scolaire. Les statistiques montrent que ce phénomène est en augmentation ces dernières années. Il impacte fortement la santé mentale et physique, à court et à long terme, pouvant entraîner de la dépression, des troubles anxieux voire même le suicide. Le harcèlement scolaire est un phénomène silencieux, fortement imprégné par la honte pour les victimes, c’est pour cela qu’il est nécessaire d’en parler et de sensibiliser les jeunes et les professionnel.le.s.

NOVEMBRE – Les idées reçues ont un impact sur le risque suicidaire de bien des manières différentes. D’une part, il existe des idées reçues à propos du suicide qui contribuent à aggraver des situations à risque. Elles entretiennent le tabou autour du suicide et stigmatisent les personnes qui ont des pensées suicidaires et les enferment d’autant plus dans leur isolement. D’autre part, de nombreuses idées reçues qui peuvent affecter le bien-être de chacun.e circulent dans notre société. C’est le cas par exemple des stéréotypes sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle, des injonctions sociétales sur la performance ou l’apparence, ou encore des stéréotypes racistes. Pour renforcer la prévention du suicide, il est essentiel de déconstruire ces stéréotypes et d’en comprendre les mécanismes. Tout au long du mois de novembre, STOP SUICIDE vous propose donc un tour d’horizon des idées reçues qui entourent la question du suicide, nous verrons comment elles sont construites et comment elles nous affectent afin de lutter contre leurs effets néfastes !